Vous l’avez reconnu ? c’est JEAN TEULE
Il y a un fait qui interroge quand on s’appelle Jean Teulé et qu’une cousine fermière en Normandie veut qu’on l’appelle Darling.
D’emblée la rencontre des êtres, des animaux et des choses sont à l’origine de son ouvrage où les dictons proverbiaux sont rassemblés avec agilité. Ce Normand de Paris entre dans l’univers de la TV
avec l’assiette anglaise et Nulle part ailleurs sur Canal + et hier soir au Croisic il assiste à une lecture de son oeuvre et à l’avant-première de Darling, film réalisé par Christine
Carrière.
Les soirées lectures ont été assurées par Michel VALMER et Françoise THYRION comédiens professionnels et responsables du théâtre VASSE de Nantes.
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le secret
Le film le secret est une fascination pour le troisième Rich et le culte du corps.
C’est Cécile de France, beauté froide, qui exhorte ses lignes parfaites et plonge dans un décor de rêve qui va ponctuer le film dans une fin tourmentée et
insoluble.
Julie Depardieu est superbe dans le rôle des solutions adaptées et donne toute la dimension à cette famille juive très belle dans son histoire et ses personnalités.
Ludivine Sagnier dans le rôle de Hannah met en lumière « la chose » avec le petit Simon qui grandit dans ce sentiment de mensonges autour de lui.
La première partie du film nous fait rebondir dans le passé par des séquences en noir et blanc. Un peu confuse l’histoire tout de même mais elle se dénoue dans la
seconde partie et nous voici enclavés dans un café, le petit chien sous la table, l’étoile décousue, aucun fil resté accroché, le passeur accoudé au bar avec les billets glissés dans le journal
local. Moment de tension, Hannah et Simon quittent le café encadrés par trois hommes et tout s’est joué en quelques secondes.
Hannah est déjà loin et Simon suit sa mère.
Un très bon film inspiré de l’ouvrage de Philippe Grimbert couronné par le Goncourt des lycéens en 2004 et par le Grand prix littéraire des lectrices de Elle en
2005.
Demain le jury adulte remettra le « Hublot d’Or » de la meilleure adaptation et le jury jeune public des lycéens et collégiens de la Presqu’île remettra
celui du « Jeune Public de la meilleure adaptation.
de la page à l’image
C’est Claude Chabrol qui préside le Jury, pour ne rien vous cacher il est un cinéaste qui aime le Croisic puisqu’il vit dans une villa sur la "côte sauvage" appelée
aussi "la grande côte".
A l’occasion il fait jouer ses relations et a invité réalisateurs, acteurs et auteurs de « cénars », pardon d’ouvrages à venir s’ioder comme d’autres
jouent au poker.
Hier nous sommes allés voir l’Invité, un film franchement drôle d’une vie rêvée en Indonésie par trois acteurs qui campent à merveille le
rôle. Je ne vous les cite pas, ils sont partout sur les affiches, l’un est au chômage depuis trois ans et l’autre depuis cinq. Image.com cela ne vous dit rien, mais c’est le point de
départ à l’entretien d’embauche où M. Pontignac vient en personne, à domicile, examiner les secrets de la vie privée du futur employé. Les décors, l’allure de l’épouse et le niveau culturel du
couple doivent être passés au peigne fin mais arrive l'homme de la situation Image.com, en la personne de Thierry Lhermitte, il va s’efforcer de rendre l’appartement à la hauteur
d’un futur emploi. Il est énergique et remplace par sa collection personnelle les tableaux qui ont rimé jusqu’alors avec le bocal à poisson où depuis une éternité s’illustre le poisson rouge
comme dans le triangle des Bermudes. Alors commence une expérience magique avec Daniel Auteuil chômeur depuis trois ans qui va devenir le plus branché des branchés en art moderne, il connaît
maintenant la FIAC (Foire Internationale d’Art Contemporain) sait répondre aux questions stupides mais il va devoir s’adonner à l’Indonésie intégrale, "Culture et Civilisation", sans omettre
de réserver la place sur l’étagère à l’ouvrage si précieux, le sésame de la réussite. Voici une plaisante pochade pour couvrir la réalité et le top est une petite réplique sur l’enseignement par
le livre qui complète l’illusion «en Indonésie, Il y a si peu d’arabes et tellement de musulmans » !
Subitement arrive l’intégrateur en compétence M. Pontignac, je n’en dis pas plus sur les surprises et la panique quand tout ce beau monde se carambole.
Bref, pour satisfaire à l’entretien d’embauche, après l’achat de la vaisselle, de bons vins, Madame a dû contre sa petite robe rose des années clo-clo, Mike Brand
et Joe Dassin troquer une robe écossaise avec perruque bouclée et cheveux roux. Deux journées grand guignol, révélatrices du temps de l’échec qui s’écoule dans une mise en spectacle qui se veut
drôle et tellement vraie. Une histoire de classe dominante en somme qui érige ses petites difficultés pour mettre chacun à sa place.
Soirée terminée par une spécialité marocaine que nous partageons virtuellement avec vous et
bon appétit !