Ou l’hellénisation de l’île
L'histoire se laisse deviner, elle se nourrit d'une dizaine de royaumes indépendants, 7 nous dit Sargon II et souvent discordants.
On dit de l'île « la plus orientale des Héllènes » et on découvre une incontestable présence Grecque et de nombreuses sources littéraires.
A la suite de la guerre de Troie c'est une colonisation Achéenne (appelée Homérique!) qui insiste sur sa composante Chypriote.
On retrouve l'existence dans un mode de narration épique qui n'a pas livré tous ses secrets en ce qui concerne TROIE. Rien ne justifie que ce ne soit pas Chypre ou Carthage car des événements
dramatiques se sont produits un peu partout en Méditerranée orientale autour de -1200.
Il convient de distinguer les récits épiques qui se sont figés au cours des siècles pour donner un brillant aux hexamètres
homériques.
Le Contexte :
.............Sur une lointaine terre d'Asie où régnait Kinyras.
Le rhapsode ne présente pas ce dernier comme un Grec mais une sorte de « riche » assez connu pour ne pas épiloguer
sur son compte. Sans âge et de toutes les époques ...............
En ce qui concerne les commentaires ils sont l'œuvre d'érudits du V ème s. dotés d'une conscience
historique.
Pour finir, l'île était connue au Proche-Orient sous le nom de Alashiya
Dans la littérature moderne il est question de « peuples de la mer », spécifiquement de Philistins que l'archéologie rattache à la Grèce Mycénienne (peut-être se sont-ils fondus dans la population). La bible les fait descendre des Pélasges de Kaphtor (c'est-à-dire de Crète)détenteurs de l'arche de l'alliance et d'autres textes comme des migrants des peuples de la mer qui
détruisirent les Hittites ?
Inversement les légendes grecques tardives font recevoir en Cilicie des réfugiés mycéniens avec l'histoire d'un devin légendaire
Amphiaraos.
L'univers des récits est lié à la présence de comptoirs grecs très actifs.
Comment le sort de la Grèce dépendait de ses vaisseaux ?
Dans la guerre du Péloponnèse, Thucydide nous dit à propos de Salamine en Attique :
« Disons donc qu'à Marathon, nous combattîmes seuls et au moment du second assaut contre les Perses nous n'étions pas de force à résister sur terre, nous nous
sommes embarqués sur nos vaisseaux et nous avons ainsi livré la bataille de Salamine. Ce fut une initiative qui empêcha l'ennemi de lancer sa flotte contre le Pélopponèse et devant un tel
déploiement de navires, les cités furent impuissantes à s'entraider »
Trois ans après ces évènements..............
Une trêve de 5 ans fut conclue entre Athéniens et Péloponnésiens. Athènes cesse de faire la guerre à
certaines cités grecques et envoya à Chypre une expédition de deux cents vaisseaux athéniens et alliés. Au large de Salamine une bataille navale les opposa aux
Phéniciens, aux Chypriotes et aux Ciliciens. De la bataille les Athéniens sortirent victorieux.
Quand il s'agit
d'archéologie.......
L'archéologie apporte beaucoup à la connaissance de la religion phénicienne et les
fouilles françaises de Salamine témoignent de l'hellénisation.
Le théâtre construit sous le règne d'Auguste comprend 50 rangées de sièges pouvant
accueillir 15000 spectateurs et la scène mesure 40 m. de long.
Un gymnase, des thermes, des latrines couvertes pouvant recevoir 44 personnes
!
L'agora entouré de colonnes corinthiennes.
Plusieurs tumulis ont livré des tombes de type mycénien (à tholos) avec un dromos
(couloir) contenant des chars et des chevaux harnachés.
Une tombe à tumulus, près du village d' Enkomi a livré des têtes de statues en
terre.
Les musées à Famagouste et à Nicosie
abritent des objets retrouvés sur les sites.
Nicosie et ses casques bleus
En ce qui concerne Nicosie, ville séparée du Sud, il n'est donc pas possible de
visiter le musée archéologique. Pour ceux qui arrivent du Sud, depuis 2003 la liberté de passage entre les deux zones permet de faire une excursion de l'autre côté, mais il est impératif de
rentrer chaque soir côté grec.
( une fiche de courte durée est délivrée à la frontière par les casques
bleus).
Les grands voyageurs que nous sommes ! après tout, l'archéologie donne à chercher
et c'est bien pour cela que nous allons, au pied du mont dicté, reposer nos têtes dans le charmant village des « Trois oliviers ».
Nous savons déjà que ce soir, au repas nous choisirons des feuilles de vignes
farcies et un Beurek (pâte feuilletée aux poivrons et à la viande), ce matin la voiture de location est arrivée et les menus étaient affichés au restaurant, tout est en place pour
l'expédition.
L'espace des siècles de Salamis s'ouvre à nos imaginations et les cartes et
prospectus sont étalés sur la table du salon prêts à être chiffonnés et mal traités. Fortune de hasards, vive demain.....
Nous arrivons à Salamine
Le terme "Vaisseau de Salamis" est utilisé pour le transport des théories sacrées à Athènes.
Ce sont des mycéniens qui s’établissent en ce lieu, près d’Enkomi et après un tremblement de terre la cité est très
endommagée. Les habitants se rapprochent de la mer, un nouveau port et de nombreux édifices sont construits nous dit Samir qui habite
à quelques kms du lieu à Famagouste, l’histoire de Salamis est aussi l’époque où la cité ne résista pas à la pression des Perses –374. Quelques siècles plus tard Ptolémée Sôter (famille de
Cléopâtre (les Lagides) et fondateur de la dynastie, général d'Alexandre de Macédoine) l’investit et après une destruction, à nouveau par plusieurs tremblements de terre elle devient chrétienne
et est appelée Constantia.
Nous voici attablés à la terrrasse d’une auberge face à un plat d’ aubergines à la viande et au yoghourt, suivra
rapidement, « le service est turc », un ragout d’agneau aux oigons et pois chiches. En ce qui concerne le résiné venu de l’île de Crète, Samir reste sobre.
