La fleur donne le miel, elle est source de printemps
La beauté est dans l’œil
La notion de beauté en Egypte ancienne s’exprime par un œil dessiné et habillé
d’un maquillage habile. Vous avez reconnu le portrait de Néfertiti de Tell el Amarna, cet œil manquant se nomme Any, ce qui désigne le charme et l’écritoire parce qu’il y a un rapport avec le
fait d’écrire et de dessiner. Une déesse est préposée aux papyrus et hiéroglyphes, il s’agit de Séchat.
Déclinons l' An : Anet est l’ongle, An est le nom de l’herminette, outil du
menuisier qui sert dans le rituel de l’ouverture des yeux et la bouche de la momie.
Nous sommes dans un monde étrange de choses divines qui nous ravissent.
Bien sûr que ce n’est pas le sphinx au clair de lune
Plongé dans l’ombre il est transfiguré et ses traits se recomposent par la magie lunaire mais à quelques enjambées c’est l’agitation de la
capitale et il est bien difficile, c’est vrai, le nez en l’air de regarder ce qui reste des jolies architectures.
Avec une chance labyrinthique vous trouverez la bonne terrasse où une tente vibrera au vent d’est et où les quelques tziganes joueront pour
vous des airs mélancoliques.
Bof, allons-y pour la mélancolie !
J’allais souvent au bain
Je me plaisais à y passer des heures. Les bains du Caire sont les plus riches de l’Orient, on en compte un grand nombre, qui sont presque tous fort
anciens. La délicatesse des dessins de mosaïque qui leur servent de pavé, la forme des bassins, le fini des colonnes légères qui supportent les coupoles, tout rappelle le goût Arabe, à l’époque
où ils portèrent le plus loin l’étude de l'architecture.
Lorsque j’éprouvais le besoin de solitude qu’il fallait chercher hors du Caire, j’en sortais par la porte Bab el-Nasr dont la noble et majestueuse
architecture annonce si bien la ville des mille et une nuits….
Texte et photo du XIXème siècle.
Obélisque est son nom grec