BL1.JPG
Vendredi 14 septembre 2007
- Ecrire un commentaire

Le mitoyen du sacré

Nous serons nombreux dans nos rêves à vous accompagner monsieur Pavarotti, vous êtes la chiave d'oro de l'opéra et aujourd'hui la petite ville de Modène retient son souffle et votre corps. Rappelez-vous, le plateau à peine en retrait juste à la sortie de la ville, c'est en toute liberté que vous allez pouvoir vous échapper, là où un  jour comme un ange vous attendiez de vous poser sous ces tuiles de toits rouges, ces crépis rosés et ces volets verts.
La vie vous imposait des urgences et à la fin de cette vie vous leur avez imposé votre urgence.                                                                   
Vous y montez mort et la-haut vous y aurez de l'air. 
C'est une belle consolation que de vous imaginer à l'arrivée étonné d'entendre cette voix sonore vous dire "Entres" et vous de dire surpris 
"j'arrive sono io"...................................Chut !

Samedi 8 septembre 2007
STN7.jpg  Le sculpteur Serge SANGAN expose à la Chapelle Ste Anne La Baule.
Jeudi 6 septembre 2007

En presqu’île Guérandaise DNL1.jpg
 Nous avons laissé notre voiture sur la grève, un jour de septembre digne « d'un été indien » sans les odeurs de goémon d'autrefois et en présence de maisons qui poussent comme des champignons. Nous sommes dans ce coin de l'extrême baie de la Baule, Pornichet. Sous la voûte en forme de bateau le repos d'un chant grégorien s'empare de nous et d'un pas glissé je m'arrête devant les statues en bois d'où s'étirent des têtes en bronze. Surgit du ciel une tapisserie titrée « le paon » c'est pourtant bien un papillon mais aussi un poisson et ce n'est pas pour rien que la lissière Dominique de Serres s'en sert pour dire une chose à la place d'une autre. La compagnie du peintre italien imprègne la chapelle et la fait ressembler à une gondole dans les vapeurs de Venise. 


                                                                                                                                                         

 

Mardi 4 septembre 2007
- Ecrire un commentaire
 
FIN du roman un été dans l'estuaire
 
 
Cette photographie du marais coïncide avec ceux qui ont participé deci, decà et au-delà à sa réalisation. Comme pour la photo je peux choisir l' angle mais pas toujours les objets et je songe à ces photos de Cartier-Bresson d'où toute la mise en scène est exclue et font parler les choses et les ruines. Ce roman de l'estuaire est terminé, je n'ai plus prise sur lui et c'est ici que la magie commence, hantée par la surface colorée du blog qui évoque le voyage kalo taxidi !
On change de rôle mais pas de réel, c'est pourquoi au cours des mois qui vont suivre par un détour anecdotique je vais essayer de peindre ce que je vois.
Une apparition de choses, une sorte de discours du monde.
Dites bravo ! Là d'ailleurs j'esquive un entre-deux.
 

Le trident de Poséidon sur Lavau

 

Au loin, dans le marais, nous parviennent des phrases qui rebondissent sur l’eau comme des bavardages entre-coupés. Ils vont se figer jusque dans le marbre de Gortyne, parce qu’ici à Lavau je ne suis jamais loin de la Grèce, vous l’avez remarqué dès le début de ce blog et il y a bien des raisons à cela. Je vous en révèle quelques-unes.

DoloV, doloV :  dolos

Rien de moins pour faire rêver dans l’odyssée qui emploie ce mot comme amorce et dans la guerre de Troie il est utilisé comme piège. " Dolos " mot magique car bien utile pour critiquer et ruser. Voici une fourberie de sa part dites-vous, eh ! bien, non, en Grèce le mot a une portée morale ou intellectuelle et correspond parfaitement à celui qui change son orientation et ses buts comme un fleuve qui zigzague, vous y êtes, moi aussi.

Qu’en est-il donc dans cette jolie Bretagne du mot DOL ?

Simplicité, il décrit une rivière qui s’écoule en forme de boucles et s’applique à la terre entourée par la boucle. Les dols sont forcément des îles et les villages qui s’y trouvent sont bâtis à flanc de coteau devant une vallée en forme de fer à cheval pour éviter les inondations. Les appellations sont nombreuses telles " barr-dol " qui induisent la notion de sommet. Me voici assise, un papier beige à la main, pour fixer mes impressions, Lavau dans le dos comme un ex-voto et enveloppée d’une odeur de galette de sarrazin. Mes rêves se fixent sur Doulon, un quartier de Nantes ou le mot Dol n’est autre que celui que vous savez reconnaître avec dolmen (men =pierre), si le béton s'est imposé dans la cité, la rivière de jadis a du déjouer sa serpentine et laisser prise aux immeubles et à une jeunesse turbulente.

Dimanche 2 septembre 2007
- Ecrire un commentaire

l1.jpg
Chapître 7

Des mots qui tombent comme des affranchis

Eric HOLDER est un auteur qui ne se moque pas de ses personnages, il les comprend et les accepte, du pointé juste en quelque sorte.
C’est une visite dans l’estuaire de la Loire que font les auteurs invités à partager leurs émotions dans ce pays de Lavau, d’un pas redoutable quand il est fait avec des vocalismes, d’une écriture incisive dans sa romance pour Elder et en poésie avec Yvon le Men.
"Ils sont ce qu’ils sont" et chacun guette son reflet dans l’eau stagnante du marais.
Yvon Le Men se dit enfant de la terre et des eaux comme une rivière qui se souvient de sa source, jadis la Loire se déclinait rivière et l’estuaire « aber » mot breton pour le désigner.
Yvon Le Men, " l’indéracinable "du Trieux, près de Lannion petite ville au bord de la mer et Holder indissociable du rivage de Gironde où il vit depuis 15 ans et à leur manière remontent l’histoire de notre monde.
 
Le moment est dédié aux oiseaux, à notre arrivée des nuées d’hirondelles sillonnent le ciel. Dans la salle où se déroule le face à face de nombreux nids laissent présager du roucoulement des derniers jaillis du nid et c’est bien à propos que le poète breton invoque Saint François. Voilà le paysage de Lavau mais le monde de Le Men c’est aussi l’abbaye de Landevennec où il se rend une fois par an, près de chez lui, là où les croix dominent l’estuaire et où il partage en silence avec ces hommes du sacré comme un poème qui ne s’écrit pas. La Bretagne résonne à nos oreilles et fait remonter de son sous-sol les nombreux pins maritimes qui font ressembler le paysage à des estampes japonaises aux dires du poète et je clôture ainsi l'histoire pour vous retrouver à deux pas de géants d'ici dans les prochains récits. 

 

Mardi 14 août 2007

Voyages et Cultures

  • : YOLANDE carnets de voyages
  • : Carnets de récits et d'illustrations photos sur l'EGYPTE, le MAROC, l'ASIE MINEURE, la TURQUIE, la GRECE, la CRETE, MALTE, CHYPRE etc...
  • Retour à la page d'accueil

extraits des albums ci-dessus

   


Concours

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus