Chapître 5
du Mexique au Grand Café
Pourquoi rions-nous d’une chevelure qui a passé du brun au blond ?

Quel rapport avec le grand café me direz-vous, cela ressemble à un comique de situation qui s’amorce. 

J’engage le pas dans le grand café, ce lieu même où Aristide Briand a passé son enfance auprès de ses parents, tenanciers de ce haut lieu nazairien, chic et reconnu pour les réceptions et vins d’honneur.
Dès le premier regard on expliquera le rire des visiteurs par une rupture de la représentation du café des années 30 avec les exploits réalisés pour la réunification « Estuaire – Nantes - Saint-Nazaire » .
Sérieusement, quelques photos vont vous mettre de connivence avec l’idée d’un concept ayant une portée qui va au-delà du rêve puisqu’il s’arrête à la notion de l’égalité d’accès à l’eau potable dans le monde. 
Vaste problème cela est entendu.

Nous y sommes, vous suivez, des milliers de bouteilles d’eau envahissent l’espace, une installation d’urgence est préparée, cela est écrit, et Minerva Cuevas a détourné l’étiquette d’une eau minérale française au profit du slogan « égalité » . L’artiste est mexicaine, là où l’eau potable est une question brûlante et où la subtilité se trouve dans la prouesse que la distribution de l’eau minérale soit contrôlée par la multinationale Coca-Cola…..
Les bienfaits de la chose font que l’œuvre est à partager et à emporter.
Attention ce qui va suivre induit une notion plus utile puisque déambulant jusqu’à la base sous-marine, là où nous attend l’antre d’une création contingentée dont je ne connais pas l’auteur mais qui vous fait percevoir d’emblée une ambiance glauque, un bruit strident qui agresse vos oreilles et les pieds dans l’eau, vous flairez la glissade.
L’art est un concept qui est venu à bout de moi, l’effet est risible puisque l' acouphène guette les oreilles et mes yeux ne supportent pas les désinfectants, c’est à ce moment que la bouteille égalité, glissée dans le sac, a sauvé mes yeux que j’ai lavés abondamment et je me suis sauvée.

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Mercredi 8 août 2007
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Chapître 4
Des rites destinés à ranimer la nature
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 Dans les marais de Lavau  déchirés par le sillon en zig zag du canal de la Taillée, près de la maison du port, autrefois une auberge, une écluse permet de réguler les niveaux d’eau chicanés par les chasseurs et les éleveurs en marais de Grande Brière.
 
Voici l’observatoire monté sur pilotis, il semble être là enchâssé pour l’éternité et avec l'écluse il intègre parfaitement la mémoire du marais. Les protagonistes d’aujourd’hui pensent réveiller dame nature, il est vrai que pour beaucoup le temps s'est rendu maître de l’éclat des lignes de leurs corps et de leurs visages confondues dans les pathétiques coups du sort de Chronos.
Est-ce l’état sauvage de la pensée dirait Platon qui se donne à lire dans cette actualité de Lavau ? Vous aurez compris, je n’étais pas au rendez-vous de ces rencontres-réflexions. Il faut bien vaquer à ses obligations! 

Dans ce sombre labyrinthe des coutumes et des idées dormantes qu'en est-il du marais d’autrefois ?.
Un passeur s’activait à transborder les passagers entre les rives et ses compagnons de barque échangeaient la monnaie, l’écho, les anecdotes et tous arrivaient au bon endroit, au bon moment de la marée annoncée. 

En fut-il toujours ainsi pendant la guerre, alors que les lignes allemandes étaient proches au levant de Lavau? Que de prudentes manoeuvres, d'astuces à inventer pour transporter, la nuit, hommes ou armes vers les lignes alliées, le ciel souvent sillonné par des étoiles filantes qui n'étaient que balles traçantes tirées pas des combattants lassés de la monotonie d'une nuit froide. Tout semblait bloqué sur le fond incessant du bruissement des roseaux, mais dans la pensée des hommes de la nuit « cigarettes et chocolat » aurait pu être le titre de la chanson de Lavau.
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Chapître 3  du roman  de Saint NAZAIRE

Rive gauche, le jardin étoilé

Rive droite, Lavau.

Le fleuve est renommé et Jules Verne venu des profondeurs de son imaginaire aurait-il écrit autant de romans s’il n’eut respiré cet air libre que partagent les hommes du marais sur une embarcation dans la brume du matin. Même l’odeur de vase qui sèche à certaines heures du jour a quelque chose d’exaltant et les sables de Loire dorés sous le soleil sont loin de l’imaginaire gris du Mont St Michel qui angoisse les enfants de sordides mais réelles histoires de sables mouvants qui ont englouti certains des leurs venus chercher le ciel sur une île à leur dimension. 
Sommes-nous des égarés dans les marais de Lavau ? 
Non puisque de nombreuses histoires ramènent à ce lieu de passages et de transit pendant la seconde guerre mondiale, nous sommes entre Nantes et St Nazaire  dans la limite de « la poche ».
 
 
Sur les rives de ce fleuve indompté, combien d’enfants on construit des cabanes à l’ombre des hauts peupliers qui se laissent aller au gré du vent et interprètent de jolies mélodies.
Pour illustrer le propos je vous invite à regarder cette jolie cabane au bord de la mer, nombreux sont les enfants de Saint Nazaire à être allés chercher le poisson sauteur qu’est le mulet dans les pêcheries des pères ou avec passion jouer aux cartes, libres comme des grands qui rêvent du grand large.  Et le souffle léger de toutes ces mamans qui disaient «  oui, très bien, comme ça tu vas prendre l’air ».
 
Tout-à-coup je me souviens de ces deux ibis posés sur le bord du bateau au fil du Nil, une expédition archéo-touristique, moment de narration en Egypte qui précède l’intervalle en compagnie de mon époux et de deux femmes libanaises là où je me suis foulée une cheville en descendant l'escalier de l’embarcadaire au retour de Philaë. Elles étaient de bon conseil cependant les voyageuses de Saïda me déclarant qu’elles ne faisaient aucune visite de nuit et toujours munies d’un camescope dernier cri. Que d'émotions quand j'évoque les ibis car hier je me suis foulée à nouveau la cheville, décidément salut à toi, Thot-Ibis, oiseau sacré d’Egypte je m'incline sur ton manuscrit de papyrus.

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Chapître 2
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Lavau
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Chance les vacances, voici le lieu de la poésie où les acteurs Nantais se rencontrent, peut-être aussi les Nazairiens, mais allez savoir. Je suis attirée peut-être par civisme ou morale ethnique ! Mon imagination y trouve à coup sûr plus d'appât qu'à la bronzette et pourtant tout cela est très chèrement payé à ce qu'il est dit. Une acerbe ironie technique de ma part.
Pourtant cette maison « Crêperie, Librairie, Buvette» est d'accueil chaleureux. Sur fond de guitare en sirotant mon café je laisse glisser mes yeux sur quelques pages de livres anciens. Je suis bien sous le regard d'un clown qui devise au-dessus de la cheminée au coeur des marais là où le vent fait bruisser les roseaux et feuillus aux alentours.
C'est un après-midi de fin juillet calme et sachez que les gens d' ici ne ressemblent pas à ces personnes des paysages d'autrefois. Me reviennent les images d'un autre blog sur lequel  des drapeaux dressés pour l'occasion m'interrogent. Ils flottent au-dessus de Nantes comme une publicité pour Tipiac, vous savez les Bigoudènes.........sur un navire remontant vers l'estuaire elles abandonnent aux pirates les vraies recettes pour les boites en conserve. C'est avec de bonnes recettes que l'on créé de bons marchands et je
peux vous confirmer qu'ils seront bien là, les poètes : Eric Holder, Yvon le Men, Bernard Bretonnière et Wilfried Guyot.
Lecture  -  entracte  -  lecture  -  dialogue et échange avec les invités.
Des sensations familières en somme que toutes ces animations et aussi étrangères à ce monde qui n'exclut personne puisque sur l'affiche vous pouvez voir l' observatoire de Tadashi KAWAMATA.
D'est en ouest mauvaises influences de la Loire, "la maison qui coule" a coulé, un destin bien singulier et le sous-marin de toutes les couleurs n'est jamais arrivé. Les Ibis sacrés d'Egypte sont peu nombreux il faut les voir dans les marais salants ainsi que les hérons qui nichent en grand nombre dans ce pays de l'or blanc, nom donné au pays du sel.
Vous y verrez tel un argonaute Tintin à Lavau, en juillet ce fut la part du rire ainsi nommé le théâtre pour vous apprendre qui fait l'art et découvrir « un regard moderne sur la nature » donc sur la Loire qui agit sur elle.
Espace à surveiller, lieu
toujours d'aplomb, les voies de la pensée vont à leur but, sans doute.
Jeudi 2 août 2007
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Chapître 1
 
Piste à l’indienne, oui mais des amérindiens….
 
 
La couleur de sa peau est entre le blanc et le brun, café crème comme on dit aussi dans la région de l’estuaire de la Loire. A ce qu’il est dit, le maire de St Nazaire est familier du mot  « fort de café » ! ceci définit bien cette période de l’année touristique où l’alchimie des créateurs a dessiné une obscure piste à l’indienne, non balisée qui fournit suffisamment d’esprit magique pour vous faire déambuler de la base sous-marine allemande au « Grand Café » en vous déroutant de l’autre côté du pont et quel pont !
 Si d’aventure le roman-photos vous plaît voici une approche des évènements qui vont suivre...........
 
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Ce jardin étoilé est conçu par un architecte japonais.
Vous pouvez planter dans les carrés de bois et installer des moulins à vent. 
Cette nature de haut et du bas est en symbiose avec le lieu 
et ce lieu est-il au milieu de quelque part ?

Au fond de ce panorama vous apercevez la raffinerie de Donges, une navette par bateau vous transporte à Nantes où de nombreuses oeuvres dans cette alchimie créatrice ont été réalisées, ce bateau assure un aller-retour dans les deux sens, Nantes -St. Nazaire avec escale pour remplir ses yeux et son estomac, ceci tous les jours avec réservations préalables nécessaires.
Il semble qu'un souffle créateur de biennal règne au sein de l'équipe organisatrice.
Un indice : des objets non identifiés jalonnent les rives de l'estuaire, certains les ont vus, ça se passait au début des visites au fil de l'eau.......comment cela a t-il bien pu arriver ?
 
Vendredi 27 juillet 2007
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Vous avez une couleur éclatante

Prologue

Si vous n’avez pas un bateau à entretenir à partir de juin, si vous ne faites pas de planche à voile, si votre ethnie ne vous a pas donné en dote le joli teint doré, inutile d’aller faire des UV,  je vous conseille une plongée chimérique dans un bain de racines de garance qui agit comme un révélateur photographique et fait prendre les couleurs désirées. A ce moment précis, vous ressemblez à un personnage de fiction et êtes dans une histoire de blog qui déambule sur les plus belles plages d' Europe ou d'ailleurs.

Il vous suffit pour cela d’acétate d’alumine + garance vous virez du rouge foncé au rose claire ; acétate de fer pour obtenir le gris, violet, lilas et noir et le mélange des deux, toujours additionné avec la garance, c’est l’apoplexie, vous êtes devenus, bruns, mordorés ou amarante !
Sachez que pour une telle opération les ouvriers se servent de chaudières de cuivre postées face à face et ils introduisent des toiles attachées ensemble par les extrémités, le feu est graduellement augmenté pour atteindre l’ébullition. En une heure vous obtenez des cotons imprimés pour la rentrée prochaine et surtout ne le faites pas.

Ceci va servir de trame au premier chapître du roman qui va suivre au cours de ces vacances.
Bonne lecture à tous ! à l'ombre en sirotant quelque délice !
 
 

Une manière de voir

La Baule

extraits des albums ci-dessus

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