Chapître 5
du Mexique au Grand Café
Pourquoi rions-nous d’une chevelure qui a passé du brun au blond ?
Quel rapport avec le grand café me direz-vous, cela ressemble à un comique de situation qui
s’amorce.
J’engage le pas dans le grand café, ce lieu même où Aristide Briand a passé son enfance auprès de ses parents, tenanciers de ce haut lieu nazairien, chic et reconnu pour les réceptions et vins
d’honneur.
Dès le premier regard on expliquera le rire des visiteurs par une rupture de la représentation du
café des années 30 avec les exploits réalisés pour la réunification « Estuaire – Nantes - Saint-Nazaire » .
Sérieusement, quelques photos vont vous mettre de connivence avec l’idée d’un concept ayant une
portée qui va au-delà du rêve puisqu’il s’arrête à la notion de l’égalité d’accès à l’eau potable dans le monde.
Vaste problème cela est entendu.
Nous y sommes, vous suivez, des milliers de bouteilles d’eau envahissent l’espace, une installation
d’urgence est préparée, cela est écrit, et Minerva Cuevas a détourné l’étiquette d’une eau minérale française au profit du slogan « égalité » . L’artiste est mexicaine, là où l’eau
potable est une question brûlante et où la subtilité se trouve dans la prouesse que la distribution de l’eau minérale soit contrôlée par la multinationale
Coca-Cola…..
Les bienfaits de la chose font que l’œuvre est à partager et à
emporter.
Attention ce qui va suivre induit une notion plus utile puisque déambulant jusqu’à la base
sous-marine, là où nous attend l’antre d’une création contingentée dont je ne connais pas l’auteur mais qui vous fait percevoir d’emblée une ambiance glauque, un bruit strident qui agresse vos
oreilles et les pieds dans l’eau, vous flairez la glissade.
L’art est un concept qui est venu à bout de moi, l’effet est risible
puisque l' acouphène guette les oreilles et mes yeux ne supportent pas les désinfectants, c’est à ce moment que la bouteille égalité, glissée dans le sac, a sauvé mes yeux que j’ai lavés
abondamment et je me suis sauvée.

